Publié le mercredi 03 novembre 2010 à 11H00
« J'ai voulu transmettre mon amour de la rivière Aube », explique Claude Boyer, 75 ans, aquarelliste.
« Je n'ai pas fait des arts mon métier. Je fais mon métier de retraité des arts ! » C'est par ce trait d'humour que Claude Boyer, 75 ans, ingénieur des arts et métiers de Châlons-sur-Marne, a
inauguré son exposition d'aquarelles sur la rivière Aube, sa « première amoureuse ».
Soixante-treize tableaux sont présentés jusqu'au 19 novembre dans le patio et au premier étage de l'Hôtel de Ville. Des vues lumineuses de cette rivière qui naît près d'Auberive, en
Haute-Marne, sur le plateau de Langres, dans le petit-bois de Maigrefontaine, à moins de 40 km de sa consœur la Seine, avec qui elle va courir pendant 248 km jusqu'aux environs de Romilly
(Aube), « à Marcilly-sur-Seine qui aurait bien pu et même dû - pour la circonstance - se nommer Marcilly-sur-Aube ».
L'aquarelle pour traduire ses émotions
Pour Claude Boyer, c'est le pays de ses ancêtres et de sa « grand-mère en particulier ». Né à Brienne-le-Château, d'un père architecte à Brienne et d'une mère née elle aussi à Brienne, il a
voulu revenir aux sources. En 2003, il suit un stage d'aquarelle. Un coup de foudre. « Cette technique me convient pour traduire mes émotions », raconte ce petit bonhomme jovial au caractère
bien trempé. Il décide donc de l'utiliser pour « transmettre son amour de la rivière Aube ».
Claude Boyer ne peint pas sur le vif. Il prend des photos. « Je capte un moment, une impression », explique-t-il, le regard malicieux. De retour chez lui, il traduit cette impression à
l'aquarelle un peu comme Monnet. Sa femme, Françoise, le laisse aller seul dans le lit… de l'Aube. « Elle n'est pas jalouse ! » assure-t-il. Une rivière, vous pensez !
« Le patio va s'illuminer grâce à vous », lui a lancé Anna Réolon, adjointe au maire chargée de la culture et de l'animation, lors du vernissage de l'exposition hier soir. « C'est un endroit
merveilleux pour accrocher des peintures de toutes sortes ».
Aux amateurs d'art, Claude Boyer leur suggère de regarder ses œuvres « en fermant les yeux ». Il cite un extrait de Saint-Exupéry dans « Le Petit Prince » : « Les yeux sont aveugles. Il faut
chercher avec le cœur ».
S.G.
Les aquarelles de Claude Boyer sont visibles jusqu'au 19 novembre, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 à 17 heures, sauf le 11 novembre. Entrée libre.